Perspectives des Marchés Mondiaux en 2020


Richard Lacaille
Directeur mondial des investissements

La seule issue est de franchir les obstacles

Dans nos perspectives de mi-année 2019, nous avions avisé les investisseurs de regarder au-delà du tapage médiatique et de ne pas se laisser trop entraîner par les variations temporaires des sentiments des différents acteurs économiques. 

Nous maintenons encore cette recommandation. En tant qu'investisseurs, les tensions commerciales, le Brexit, la dynamique de fin de cycle du marché, les prochaines élections américaines et bien d'autres éléments encore sollicitent notre attention. Néanmoins, Il est désormais temps de mettre ces variables en contexte avec les facteurs fondamentaux qui détermineront les performances du marché au cours de l'année à venir..


Perspectives macroéconomiques


Nous pensons que la reprise économique mondiale devrait se poursuivre en 2020, bien que la poursuite de son élan exige qu'elle surmonte certains risques importants. Malgré ces risques, un soutien renouvelé de la politique monétaire et la résistance des dépenses de consommation et des services devraient contribuer à prolonger le cycle. La croissance du produit intérieur brut (PIB) réel mondial devrait s'améliorer légèrement en 2020 (voir tableau). Ce point de vue reposant sur l'hypothèse d'un apaisement des tensions commerciales, nous suivons de près l'évolution de la situation.

Croissance du PIB réel 2018 (%) 2019 (%, anticipé) 2020 (%, anticipé)
Monde 3.6 3.2 3.4
Économies avancées 2.2 1.7 1.7
    États-Unis 2.9 2.3 1.9
    Zone euro 1.8 1.1 1.3
    Japon 0.8 0.9 0.3
    Royaume-Uni 1.4 1.2 1.4
    Australie 2.8 1.9 2.5
    Canada 1.8 1.4 1.7
Économies en développement 4.5 4.2 4.6
    Chine 6.6 6.1 5.8

Source des données 2018 : bases de données nationales.Source pour les projections 2019 et 2020 : State Street Global Advisors Economics, au 16 septembre 2019. Les performances réelles peuvent différer de ces projections.

Ces perspectives pour 2020 rappellent quelque peu nos perspectives pour 2018 et 2019, années au cours desquelles l'économie mondiale a réussi à poursuivre son expansion malgré les inquiétudes de fin de cycle. À mesure que l’actuel cycle long avance et que les risques qui menacent la reprise s'accumulent, maintenir cette prévision est de plus en plus difficile. Pourtant, malgré l'affaiblissement de certains secteurs de l'économie mondiale, nous croyons qu'il reste encore suffisamment de points forts pour aller de l'avant cette année et la seule façon de sortir de cette situation délicate en termes d'investissement est de la traverser, en comptant sur des poches de résistance et des opportunités à mesure que l'on progresse.

Au cours de leur progression, alors qu’ils cherchent à tirer parti de ces opportunités, les investisseurs se heurteront à de nombreux obstacles et notamment des tensions géopolitiques et une incertitude politique persistante. Au fur et à mesure que les différences entre les secteurs les plus résistants de l'économie et ceux qui le sont moins se précisent, la capacité des investisseurs à atteindre leurs objectifs dépendra de la qualité de leurs prises de décision. Ainsi, en l'absence de hausse généralisée, la qualité des choix d'investissement sera primordiale.
Compte tenu de nos prévisions sur la croissance globale, nous continuons à privilégier certains actifs risqués de manière sélective. Notre accent sur les actifs risqués est délibéré, car même si nous estimons que la croissance du PIB mondial avoisinera les moyennes à long terme, les disparités régionales et sectorielles seront potentiellement considérables.

L'économie américaine devrait continuer à surperformer, même si l'écart de surperformance entre les États-Unis et les autres régions pourrait commencer à se réduire. L'Europe reste à la traîne du fait de difficultés conjoncturelles et structurelles, mais un catalyseur pourrait déclencher une amélioration, en particulier au second semestre 2020. Les marchés émergents joueront un rôle crucial dans la croissance mondiale, toutefois, nous nous attendons à ce que la performance économique des marchés émergents soit particulièrement contrastée. Au niveau sectoriel, la vigueur relative des services compensera en partie la faiblesse relative du secteur manufacturier. Les dépenses de consommation compenseront partiellement le ralentissement des investissements des entreprises. 

Nous sommes conscients que notre scénario de référence comporte des risques importants. La préservation du capital sera une grande priorité en 2020 et nous mettons en place des couvertures pour faire face à un large éventail de risques géopolitiques et politiques. Pour autant, les risques pesant sur nos perspectives ne se limitent pas aux risques baissiers. Parmi les risques haussiers, on peut notamment envisager la possibilité qu'un ralentissement de la croissance puisse stimuler la relance budgétaire dans les économies les plus importantes. Aussi surveillons nous cinq principaux domaines d'incertitude pour l'année à venir :

  • Géopolitique : quelle évolution pour des questions comme le Brexit, les conflits commerciaux, le dossier iranien, la procédure de destitution du président des États-Unis pour n'en citer que quelques-unes ?
  • Résistance de l’économie : les consommateurs peuvent-ils maintenir des dépenses élevées sans une amélioration en profondeur de la situation ?
  • Politique : la réponse politique dépassera-t-elle le cadre de l'intervention monétaire pour inclure les mesures de relance budgétaire ?
  • Réformes structurelles : le rythme des réformes s'accélérera-t-il dans les marchés émergents et en Europe ? 
  • Élections : quelle incidence les élections de 2020 aux États-Unis et ailleurs auront-elles sur le commerce, les politiques et plus encore ?

Des résultats positifs dans bon nombre de ces domaines profiteraient probablement à l'Europe et aux marchés émergents, qui ont souffert de nombreuses années de sous-performance, plus qu'aux États-Unis qui disposent d’une marge de progression moindre. En 2020, à mesure que l’année progresse et qu'une issue se dessine ou s'éloigne dans chacun de ces domaines, nous publierons d'autres commentaires relatifs aux répercussions de ces évènements pour les investisseurs.

Bien qu'il soit important de surveiller ces zones d'incertitude, nous sommes également persuadés qu'il est primordial pour les investisseurs de tenir compte des déterminants de l'évolution mondiale qui représentent un risque important pour les portefeuilles et que des prévisions à un an pourraient ne pas saisir. Le changement climatique est l'un de ces déterminants majeurs. En effet, lorsque nous envisageons 2020 et les années à venir, nous voyons une accélération probable des pressions réglementaires et des initiatives de tarification du carbone qui devraient se répercuter sur la valorisation des actifs et l'allocation des capitaux. Cela incitera les investisseurs à envisager et à prendre des mesures pour gérer le risque climatique inhérent à leurs portefeuilles et à évaluer les opportunités d'investissement qui découleront de l'évolution du risque climatique. 


Perspectives des marchés actions


2019 a de nouveau été une bonne année pour les actions, mais leur progression n'a pas été étayée par une croissance vigoureuse des résultats.

Au cours de l’année à venir, nous pensons que le soutien continu des banques centrales justifiera une surpondération des actions dans les portefeuilles. Cette perspective plutôt positive dans l'ensemble doit toutefois être nuancée en raison de valorisations de plus en plus tendues à mesure que les fondamentaux se déconnectent des performances. Ce décalage, conjugué à la persistance du risque commercial et à la perspective de poussées récurrentes de volatilité, nous amènera à maintenir une position défensive dans nos allocations actions.

La vigueur de la demande intérieure et les mesures de soutien budgétaire nous amènent à privilégier les actions nord-américaines, où nous croyons que le risque de déception en termes de résultats est moindre. Les valorisations des actions européennes, au regard des tendances historiques, sont plus attractives que celles d'Amérique du Nord et des marchés émergents, nous maintenons toutefois notre positionnement neutre sur celles-ci en raison des incertitudes politiques et structurelles qui persistent. Une évolution de la politique budgétaire et un peu plus de clarté politique sur le Brexit et sur l'avenir des réformes structurelles pourraient avoir un effet catalyseur important sur les marchés actions européens.

À court terme, nous sous-pondérons les actions émergentes et celles d'Asie-Pacifique. Et si, à plus long terme, nous voyons du potentiel dans les actions émergentes, là aussi, un rebond nécessitera des catalyseurs pour se réaliser. Parmi les principaux catalyseurs, on peut citer le renforcement des flux de capitaux à mesure que l'indice des marchés émergents se développe, la réduction des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine, l'augmentation de l'allocation des fonds mondiaux aux marchés émergents ou encore l'amélioration des fondamentaux et la croissance du PIB grâce aux réformes structurelles.


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Marchés émergents

SPYM GY

SPDR MSCI Emerging Markets UCITS ETF


Gestion de la volatilité

SPYD GY

SPDR S&P U.S. Dividend Aristocrats UCITS ETF


Gestion du risque de change

SPPE GY

SPDR S&P 500 EUR Hdg UCITS ETF (Acc)


Perspectives des marchés obligataires


Alors que 2019 touche à sa fin, les investisseurs obligataires s'accordent à penser que des taux d'intérêt bas, voire négatifs, pourraient devenir une condition structurelle dans un futur proche. En dehors de l'Europe et du Japon, les taux offrent une prime de compensation du risque, bien que le niveau de celle-ci se soit nettement réduit. Or, compte tenu du ralentissement général de l'économie, cette tendance devrait se maintenir.

Pourtant, même si nous pensons que la tendance structurelle va dans le sens d'une baisse des taux, l'actualité et le cycle économique vont introduire de la volatilité dans cette tendance, créant des opportunités de positionnement tactique. La poursuite des mesures de stimulus des banques centrales, que ce soit sous la forme de variations des taux directeurs ou d'assouplissement quantitatif, comme le programme d'achat d'obligations d’entreprises de la Banque centrale européenne (BCE), devrait porter ses fruits, notamment en maintenant la croissance du PIB près de son potentiel. Il en découlera un contexte favorable pour les émetteurs du secteur privé qui devraient bénéficier de notations relativement stables. Les porteurs d'obligations d'entreprises de toutes notations (d'investment grade à high yield) bénéficieront en outre de l'amélioration des facteurs techniques du marché : prix en hausse sous l'effet des achats d'actifs de la BCE et de la tendance baissière des émissions. 

La possibilité d'un scénario économique moins favorable demeure toutefois un risque. C'est pourquoi, en 2020, nous privilégions un positionnement plus défensif dans notre surpondération du crédit en nous éloignant des secteurs cycliques comme l'automobile et le commerce de détail et en nous tournant vers la consommation de base, notamment les télécommunications. Dans le même esprit, nous pensons qu'il serait avisé de rester prudent dans l'allocation au crédit de qualité inférieure en privilégiant, par exemple, les émetteurs notés BB et B par rapport à ceux notés CCC.


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Liquidités ou rally actions?

ZPRC GY

SPDR Thomson Reuters Global Convertible Bond UCITS ETF


Gérer le risque de taux en gardant un biais qualité

SPP7 GY

SPDR Bloomberg Barclays 7-10 Year U.S. Treasury Bond UCITS ETF


Rendement réel et dette émergente

SYBM GY

SPDR Bloomberg Barclays Emerging Markets Local Bond UCITS ETF (Dist)


Thèmes d'investissement


Les perspectives pour 2020 soulèvent une série de questions clés pour les investisseurs :

  • Dans un contexte économique et de marché variable et de plus en plus contrasté, quelles sont les opportunités qu'offrent les marchés émergents ?
  • Comment gérer la volatilité tout en continuant à participer aux hausses des marchés ?
  • Comment peut-on gérer son exposition au risque de change ?
  • Qu'en est-il des risques exogènes, comme le climat ? Que devrions-nous penser à l'heure actuelle ?

À la recherche de croissance et de rendements dans les marchés émergents


Avec l'expansion des indices obligataires et actions émergents, ces marchés représentent déjà une part croissante des portefeuilles des investisseurs. Nous nous attendons à ce que les investisseurs continuent de considérer les investissements en actifs émergents comme faisant partie de leurs allocations de base. En parallèle, nous estimons que les actions et la dette des marchés émergents présentent un potentiel de croissance et de revenu à long terme pour les investisseurs et que l'investissement dans les marchés émergents mérite une attention particulière en 2020.

Actions des marchés émergents

Notre actuelle sous-pondération tactique des actions émergentes est le reflet d'une croissance décevante des résultats, de préoccupations liées aux tensions commerciales ainsi qu’à d’autres problèmes structurels. Les résultats des entreprises des pays émergents se sont légèrement améliorés au second semestre de 2019 et les estimations du consensus pour la croissance des bénéfices par action sur les 12 prochains mois montrent certains signes d'amélioration, notamment dans les secteurs liés au commerce qui ont été durement touchés ces derniers mois (bien qu'une aggravation des tensions commerciales soit toujours un risque).

Les valorisations des actions émergentes sont modestement attractives par rapport à celles des marchés développés, mais l'incertitude persiste, notamment en ce qui concerne les résultats, les tensions commerciales, les flux de capitaux et les éventuelles réformes structurelles. En vue d’exploiter pleinement le potentiel de valorisation des actions émergentes des catalyseurs sont nécessaires, à savoir :

  • un renforcement des flux de capitaux lié à l'expansion des indices émergents
  • un apaisement des tensions commerciales entre les États-Unis et la Chine
  • l'augmentation de l'allocation des indices mondiaux aux marchés émergents
  • des réformes structurelles (réforme des retraites au Brésil, réforme de l'impôt sur les sociétés en Inde, réforme du secteur foncier/public en Afrique du Sud et réforme énergétique au Mexique) qui se matérialisent par une amélioration des fondamentaux économiques et par une croissance du PIB.

Dans l'attente de voir ces points s’aligner positivement, il est important de noter qu'à l'heure actuelle, les performances des actions émergentes sont très dispersées, ce qui laisse entrevoir des opportunités dans le cadre d'une sélection de valeurs rigoureuse. Si les investisseurs en bêta qui investissent dans les actions émergentes uniquement via des stratégies indicielles pourraient avoir besoin d'un redémarrage marqué de la croissance des bénéfices pour atteindre leurs objectifs, nous pensons que ceux qui cherchent à exploiter dès maintenant le thème de la croissance des actions émergentes gagneraient à faire appel à des stratégies actives visant :

  • les entreprises qui tablent sur les opportunités de croissance structurelle et qui peuvent croître de manière durable indépendamment des variations du cycle économique
  • les entreprises véritablement sous-évaluées qui présentent des signes de redressement, détectés à l'aide d'indicateurs de qualité robustes et nuancés et d'une analyse des données de haute fréquence sur les résultats. 

Dette émergente

Nous pensons que la dette émergente continuera de présenter des opportunités attractives tant en termes de rendements que de performances absolues dans l'année à venir. Des politiques plus souples de la part de la Federal Reserve américaine et de la BCE sont susceptibles d'offrir une certaine flexibilité aux responsables politiques des marchés émergents, tant sur le plan monétaire que budgétaire, étant donné les améliorations apportées ces dernières années à leur solde budgétaire et à la balance courante. 

Les valorisations des obligations favorisent désormais la dette émergente par rapport à celle des marchés développés. Les rendements réels des emprunts d'État des marchés développés sont actuellement négatifs1, tandis qu’ils sont positifs et attrayants dans les marchés émergents. L'inflation des économies émergentes a constamment évolué à la baisse ces dernières années, ce qui justifie une prime de risque d'inflation plus faible. En outre, les devises des pays émergents sont relativement sous-évaluées par rapport au dollar US, ce qui, pourrait être considéré un point d'entrée potentiellement avantageux pour les investisseurs. Néanmoins, pour un  investisseur euro, il peut être judicieux de chercher à protéger le risque de renforcement de l’euro par rapport au dollar, mais pas les devises émergentes sous-jacentes.

Les obligations chinoises, en particulier les obligations d'État et les obligations des banques quasi souveraines (import-export, agricultural etc…), devront faire l'objet d'une attention particulière, car l’ajout progressif de celles-ci aux indices obligataires, y compris aux indices émergents en 2020, devrait pousser les investisseurs à s'y intéresser de près et entraîner un afflux de capitaux.Les obligations chinoises offrent à la fois des avantages en termes de rendement et de diversification. En effet, leurs rendements ont tendance à se situer entre les rendements les plus bas des marchés développés et les rendements plus élevés des marchés émergents tandis que leurs performances, dans le passé, se sont montrées relativement peu corrélées avec celles des marchés développés.


Gérer la volatilité


La volatilité cross-assets a été relativement faible depuis la crise financière, mais récemment a fait l’objet de pics au cours des dernières semaines. Bien que la volatilité des actions se normalise actuellement à ses niveaux historiques, nous croyons que les principaux facteurs de volatilité, notamment l'incertitude géopolitique, la montée des risques commerciaux et l'écart croissant entre fondamentaux et performances, devraient perdurer en 2020. Ces risques pourraient se concrétiser, donnant lieu à des accès spectaculaires de volatilité tandis que les marchés réévaluent rapidement les actifs en fonction de l'évolution du sentiment.

Les actions sont vulnérables, car leurs cours sont déconnectés des résultats et elles sont toujours exposées au risque d'escalade des tensions commerciales. (Il est à noter, toutefois, que les perspectives de résultats étaient déjà en berne avant la réapparition des risques commerciaux, nous croyons donc que les marchés actions ont probablement déjà intégré les conflits commerciaux dans les cours). La volatilité implicite des cours des actions, mesurée par les indices VIX et VSTOXX, s'est récemment envolée par rapport aux creux atteints en 2018.

Dans ces conditions, en 2020, les investisseurs devront relever le défi de tirer pleinement parti des hausses des marchés tout en adoptant ou en maintenant un positionnement défensif. En plus d'envisager des couvertures tactiques comme l'or (qui bénéficie d'une dynamique vigoureuse au moment de la rédaction de ce rapport), la mise en place de défenses appropriées et rentables exigera un examen attentif des différentes options en matière de couverture.

Les stratégies de faible volatilité et de type dividendes peuvent offrir des avantages notables dans un tel contexte. Grâce à ces deux stratégies, les investisseurs peuvent rester pleinement investis sur les marchés actions et continuer à bénéficier d’éventuelles hausses. Les stratégies de faible volatilité visent fournir une exposition aux actions les moins volatiles sur les douze derniers mois et repondérer le portefeuille sur cette base en donnant le poids le plus élevé à l’action la moins volatile. Les stratégies suivant les indices de type « Dividend Aristocrats » ciblant les actions de société de qualité offrant des dividendes réguliers et combinant une croissance des dividendes et une pondération en fonction des rendements représentent un moyen potentiel d’aider les investisseurs à naviguer des marchés plus incertains avec une posture plus défensive.

Les stratégies de déclenchement par volatilité cible (target volatility trigger) peuvent également offrir une protection utile et peu-couteuse contre les risques de baisse en 2020. Ces stratégies superposent généralement une exposition aux actions et visent à limiter la volatilité du portefeuille en anticipant la volatilité des actions, pour ensuite ajuster de manière dynamique l'exposition aux actions pour cibler un niveau prédéfini de volatilité. Ces stratégies sont généralement très efficaces dans des marchés tendanciels, en particulier les marchés à forte tendance baissière. Elles peuvent, en revanche, s’avérer moins efficaces sur des marchés extrêmement agités ou sur des marchés affectés par un choc exogène majeur (comme une catastrophe naturelle).


Devises


Au cours de l'année à venir, les perspectives économiques divergentes inciteront davantage d'investisseurs en quête d’opportunités et de diversification à regarder au-delà de leurs frontières nationales. La gestion du risque de change jouera un rôle crucial dans la capacité des investisseurs à tirer pleinement parti des opportunités d'investissement à l'étranger.

Le risque géopolitique sera l'un des principaux déterminants des devises en 2020, ainsi, par exemple, l'incertitude persistante liée au Brexit génère-t-elle un risque de change pour les investisseurs européens. La volatilité des devises est relativement modeste à l’heure actuelle, les investisseurs doivent toutefois éviter toute complaisance alimentée par cette faiblesse. En effet, les valorisations tendues des devises laissent présager d'importants mouvements à l'avenir. Le dollar américain est cher, mais attend un catalyseur pour se retourner. L'un d’entre eux pourrait être la progression vers une résolution des tensions commerciales ou, du moins, une plus grande certitude sur les questions commerciales.

Il convient donc de bien évaluer l’impact du rendement en devise lors de l'évaluation de l'allocation de ses actifs. Des stratégies de couverture de change (currency overlays) peuvent s'avérer utiles pour couvrir les expositions, mais la disparité des valorisations des devises signifie que la décision de se couvrir ou non peut varier considérablement d'un investisseur à l'autre. Pour la plupart des investisseurs, un allègement des couvertures sur la livre sterling et sur les devises scandinaves (par exemple, la couronne suédoise et la couronne norvégienne) et un renforcement des couvertures du dollar américain et du franc suisse pourraient se justifier au cours de l'année à venir. 


Risque climatique


Une perspective sur un an seulement risquerait de ne pas refléter certains risques majeurs à long terme que tout investisseur devrait prendre en considération. Nous pensons que le changement climatique fait partie de ceux-ci. En réalité, nous considérons même que le changement climatique est l'un des plus grands risques auxquels sont exposés les portefeuilles aujourd'hui.

Ces risques ne se limitent pas aux seuls pollueurs les plus manifestes et sont présents dans pratiquement tous les segments de marché et tous les secteurs. Au niveau le plus élevé, le changement climatique représente un risque systémique pour les marchés financiers, dans la mesure où ils tentent de maîtriser son impact sur la croissance économique, sur la société et sur le bouquet énergétique mondial dans son ensemble. Au niveau des pays, les États-pétroliers sont sous pression pour se réinventer rapidement. Au niveau des entreprises, qu'il s'agisse de sociétés de forage, de fabricants de moteurs diesel, d'entreprises de transport ou de banques, le changement climatique et la réglementation liée au climat auront une incidence sur les modèles économiques et les chaînes logistiques, parfois de façons inattendues et imprévisibles.

Enfin au niveau des investisseurs, le défi consistant à absorber les nombreux actifs, potentiellement en déshérence, liés aux combustibles fossiles devient une préoccupation de plus en plus urgente à mesure que la pression réglementaire s'accroît. Une vague croissante d'initiatives en matière de tarification du carbone aura un impact sur la valorisation des actifs dans les prochaines années. Parallèlement, la baisse du coût des énergies renouvelables continuera de modifier la composition des sources d'énergie, ce qui entraînera des risques importants pour les entreprises qui dépendent fortement des combustibles fossiles, tout en offrant des opportunités à celles qui ont la souplesse nécessaire pour s'adapter et la clairvoyance pour tirer parti de ce changement.

Les stratégies climatiques durables développées par State Street Global Advisors peuvent aider les investisseurs à positionner dès aujourd'hui leurs portefeuilles en actions et obligations sur les tendances d'investissement à long terme induites par la transition vers un monde à bas carbone. Ces approches d'investissement utilisent une méthodologie d'atténuation et d'adaptation pour rediriger le capital des actifs risqués vers les entreprises qui bénéficieront du changement de bouquet énergétique et qui sont plus à même de faire face aux risques physiques posés par le changement climatique. Les stratégies sont directement alignées sur les objectifs les plus ambitieux découlant de l'Accord de Paris de 2015 et notamment la limitation du changement climatique au scénario de réchauffement de deux degrés Celsius par rapport aux niveaux post-industriels.


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au cœur de votre portefeuille actions

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Conclusions


  • L'expansion économique mondiale devrait se poursuivre jusqu’en 2020.
  • Des évolutions géopolitiques et politiques positives profiteraient probablement davantage à l'Europe et aux marchés émergents qu'à l'Amérique du Nord.
  • La perspective de remontées rapides de la volatilité incitera les investisseurs à envisager des options de couverture peu coûteuses.
  • Le changement climatique représente un risque important pour les portefeuilles qu'une vision à un an pourrait ne pas saisir, mais qu’il faut commencer à envisager dès à présent.
Footnotes

1Selon les données Bloomberg, au 30 septembre 2019, l'estimation du rendement réel de l'indice des obligations d'État des marchés émergents (GBI-EM) était de 2,10 % tandis que l'estimation du rendement réel des bons du Trésor américain et des emprunts d’État de la zone euro se situait respectivement à -0,14 % et -0,87 %. Le rendement réel GBI-EM est une estimation fondée sur les pondérations de l'indice JP Morgan GBI-EM Global Diversified au 30 septembre 2019 (hors Argentine, Uruguay et République Dominicaine, qui représentent 1,3 % de l’indice) et sur une estimation des rendements réels à l’aide d’approximations de la maturité moyenne de chaque pays.

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Exp. Date: 11/30/2020
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